de départ Remplis tes paramètres à gauche. Le résultat est une base à essayer, pas une consigne : roule avec, puis ajuste par pas de 0,2 bar. Trop dur, ça saute et ça fatigue ; trop mou, ça se dandine en relance et ça pince dans les nids-de-poule.
D'où viennent ces chiffres
La base est le travail de Frank Berto, l'ingénieur qui a mesuré 50 pneus à 7 pressions et 8 charges pour Bicycling à la fin des années 1980. Son critère, retenu depuis par les fabricants : un pneu doit s'affaisser d'environ 15 % de sa largeur sous la charge. Nous ajustons une loi sur ses points publiés, à moins de 4 % d'écart.
| Pneu | 19 | 20 | 23 | 25 | 28 | 32 | 37 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| psi | 136 | 126 | 106 | 88 | 76 | 60 | 46 |
Les points publiés par Berto, pour 90,7 kg au total et 15 % d'affaissement.
Les corrections de surface et d'allure viennent des travaux sur l'impédance popularisés par Silca et Tom Anhalt : au-delà d'une pression dite « de rupture », une route rugueuse n'est plus absorbée par le pneu mais secoue le cycliste, et la résistance totale remonte. Deux résultats y sont contre-intuitifs : la pression de rupture monte avec la vitesse, et le tubeless ne change pas l'optimum — il abaisse le plancher, puisqu'il n'y a plus de chambre à pincer.
Silca ne publie pas ses coefficients : nos facteurs de surface et d'allure sont un calibrage prudent, dans le sens que leur recherche établit. D'où « point de départ » plutôt que « valeur exacte » — ce que Berto dit lui-même de sa propre courbe.